La mode japonaise d’aujourd’hui est très marquée par l’excentricité, entre le phénomène du cosplay, le courant Sweet Lolita ou le kogal qui implique des uniformes scolaires. Leurs adeptes semblent ne connaître aucune limite et une plongée dans les quartiers tokyoïtes de la mode que sont Harakuju et Shibuya laisse plus d’un occidental, sinon perplexe, du moins excessivement amusé. D’autant plus que ces tendances extrêmement joyeuses et colorées contrastent énormément, c’est le moins que l’on puisse dire, avec l’habillement qui est celui de tous les jours pour les Japonais qui travaillent : sobre, classique, sombre, en un mot comme en cent, uniformisé. Elles contrastent aussi avec l’habillement traditionnel, d’un raffinement à nul autre pareil, tant dans les formes, les matières que les couleurs et les motifs.

Toutes ces différences nous ayant beaucoup interrogés, nous avons pris la décision dans cet article de revenir sur deux pièces essentielles de toute garde-robe japonaise : le kimono et le yukata. Loin d’être exhaustif, il vous permettra, nous l’espérons, d’avoir un point de vue intéressant sur ces pièces essentielles de la mode nippone.

Kimono et yukata, une histoire de tradition

C’est véritablement l’habit traditionnel par excellence. Il n’est pas un Japonais qui n’en ait déjà porté un, et ce, depuis le plus jeune âge. Si le nom de kimono nous parle à tous, il n’en est probablement rien du yukata qui, dans sa forme, diffère très peu du kimono, vous pourrez notamment le constater sur https://japa-mania.fr/collections/kimonos-yukata-japonais. Il s’agit de longues robes traditionnelles se refermant sur le devant, toujours le pan gauche sur le pan droit, et maintenus par une ceinture appelée obi. Si le kimono, plus précieux et donc plus cher, est utilisé pour des occasions spéciales, le yukata est, lui, plus assimilé à un vêtement de détente. D’ailleurs, nombreux sont les Japonais à apprécier le porter dans les moments de loisirs ou en vacances.

Le kimono

Le kimono répond à des codes précis. Il a en effet pendant longtemps été considéré comme un marqueur social évident. Les motifs et coloris sont choisis avec le plus grand soin de façon à être parfaitement adaptés à l’occasion pour laquelle le kimono sera porté, encore aujourd’hui. Et si l’influence de la mode occidentale a commencé à se faire sentir au Japon dès la fin du XIXᵉ siècle, le kimono en dit encore aujourd’hui long sur la personne qui le porte : la longueur des manches a à voir avec le statut marital des femmes, quand la qualité du tissu dans lequel il est confectionné est directement liée au statut social et à l’aisance matérielle de son propriétaire. Les motifs sont, eux, signe d’érudition.

Le yukata

Le yukata existe, lui, depuis la fin du VIIIᵉ siècle. Il était à l’origine utilisé dans le simple but de cacher sa nudité à la sortie des bains rituels. Le temps passant, il a commencé à être porté au quotidien et est entré dans toutes les strates de la société. Bien moins formel que le kimono, on a commencé à le voir sortir du cadre privé pour aller assister à des évènements ou manifestations ne nécessitant pas de protocole particulier. À tel point qu’il est devenu aujourd’hui le vêtement de détente par excellence, voire un véritable marqueur de mode pour certains. les matières se diversifient, de même que les couleurs et les motifs, quand bien même le chanvre et l’indigo des origines restent très appréciés.

Modernisés par petites touches au fil du temps, l’un comme l’autre de ces deux éléments essentiels de la culture nippone conservent une immense popularité auprès de toute la population, quel que soit son âge, et ont encore de longues et belles années devant eux.